Emission « Dimanche en politique » diffusée le 15 février 2026 intervention auprès de France 3

Publié le 19 juin 2026 | Assemblée plénière 27 mai 2026

  • Intervention

L'Arcom a été saisie à la suite de la diffusion le 15 février 2026 sur France 3, dans l’émission Dimanche en politique, de propos tenus par la députée Elsa Faucillon au sujet de Raphaël Arnault. 

Aux termes de l’article 1er de la délibération du 18 avril 2018 relative à l’honnêteté et à l’indépendance de l’information et des programmes qui y concourent, « L’éditeur d’un service de communication audiovisuelle doit assurer l’honnêteté de l’information et des programmes qui y concourent. (…) L’éditeur garantit le bien-fondé et les sources de chaque information. Dans la mesure du possible, l’origine de celle-ci doit être indiquée. L’information incertaine est présentée au conditionnel. Il fait preuve de rigueur dans la présentation et le traitement de l’information. » Par ailleurs, en vertu de l’article 35 du cahier des charges de la société France Télévisions, « Dans le respect du principe d'égalité de traitement et des recommandations de l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, France Télévisions assure l'honnêteté, la transparence, l'indépendance et le pluralisme de l'information ainsi que l'expression pluraliste des courants de pensée et d'opinion. […] La société conserve en toutes circonstances la maîtrise de son antenne conformément à son dispositif de contrôle interne. »

L’Arcom a observé qu’au cours de la séquence litigieuse, l’invitée de l’émission a affirmé que Raphaël Arnault avait toujours appelé à la non-violence et au pacifisme dans son combat antifasciste, sans que ne soit évoquée sa condamnation pour des faits de violence par le tribunal correctionnel de Lyon en 2022, pourtant largement relayée à la suite du décès de Quentin Deranque

Elle a également constaté que ces propos n’ont été ni contextualisés ni corrigés par le présentateur de l’émission.

Partant, l’Arcom a considéré que cette séquence contrevenait, d’une part, à l’obligation d’honnêteté et de rigueur dans le traitement de l’information et, d’autre part, à l’exigence de maîtrise de l’antenne, susmentionnées, qui incombent à la chaîne. 

En conséquence, elle a fermement rappelé à l’éditeur la nécessité de veiller au respect de ces deux obligations.