Émission « L'édito politique » diffusée le 5 janvier 2026 intervention auprès de BFM TV
L’Arcom a été saisie au sujet de « L’Edito politique » diffusé le 5 janvier 2026 sur BFM TV, dans le cadre de l’émission BFM Première, au cours duquel un éditorialiste a commenté la position de La France Insoumise à l’égard de certains régimes étrangers.
Réunie en collège le 22 juillet 2026, l’Arcom en a délibéré.
Aux termes de l’article 1er de la délibération n° 2018-11 du 18 avril 2018 relative à l’honnêteté et à l’indépendance de l’information et des programmes qui y concourent : « L’éditeur d’un service de communication audiovisuelle doit assurer l’honnêteté de l’information et des programmes qui y concourent. […] L'éditeur garantit le bien-fondé et les sources de chaque information. Dans la mesure du possible, l'origine de celle-ci doit être indiquée. L'information incertaine est présentée au conditionnel. Il fait preuve de rigueur dans la présentation et le traitement de l'information ».
Si elle a noté que les propos ici en cause s’inscrivaient dans le cadre d’un éditorial et d’une polémique politique autorisant par nature une liberté de ton accrue, elle a toutefois considéré que cette liberté n’exonérait pas la chaîne de veiller à ce que les faits présentés au public reposent sur des éléments suffisamment établis ou, à défaut, soient exposés avec la prudence requise.
L’Arcom a en particulier relevé que certaines des allégations d’Arthur Berdah relatives au positionnement de LFI à l’égard de la situation de Christophe Gleizes ou de Boualem Sansal ne reposaient sur aucun élément factuel, voire avaient été publiquement contredites par ce parti ou certains de ses représentants.
En conséquence, l’Arcom a demandé à la chaîne de faire preuve, à l’avenir, d’une vigilance accrue quant au respect des dispositions précitées.
En revanche, s’agissant du caractère éventuellement diffamatoire d’éléments de cette séquence, son appréciation ne relève pas de la compétence de l’Arcom mais de celle du juge judiciaire.