- En 2024, sur 33 chaînes nationales assujetties à la délibération, 14 ont totalement respecté leurs obligations, 15 les ont partiellement respectées et 4, les chaînes du groupe BeIN et OL Play, n’ont proposé aucun programme portant sur la lutte contre le dopage ou la protection des sportifs.
- Le respect partiel de la délibération s’explique, soit par la diffusion d’un seul programme, soit par le traitement d’une seule des deux thématiques de la délibération. A cet égard, l’Autorité rappelle qu’un programme au moins doit aborder la thématique de la protection des sportifs vis-à-vis du dopage, en informant des risques associés, notamment en termes sociaux sanitaires ou éthiques.
- Même si les programmes déclarés étaient pour les trois quarts, soit des reportages diffusés au sein d’émissions d’information (44%), soit des programmes courts (31%), souvent multidiffusés tout au long de l’année, plusieurs éditeurs ont abordé les thématiques de la délibération directement dans des programmes sportifs (3%), ou même à la faveur de la diffusion de fictions (3%).
- En raison de l’actualité, la lutte contre le dopage a souvent été abordée dans le cadre de la couverture d’affaires dans le football et la natation. Par ailleurs, le cyclisme, en raison de son historique et de performances suscitant parfois la suspicion, est aussi régulièrement pris en exemple pour aborder cette thématique.
- Les programmes déclarés ont été diffusés à des horaires variés, même si une majorité l’a été dans l’après-midi et en début de soirée.
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Lutte contre le dopage et protection des personnes pratiquant des activités physiques et sportives - Rapport 2024
Sommaire
Introduction
L'article 20-3 de la loi du 30 septembre 1986 relative à la liberté de communication ; modifié par la loi du 1er février 2012 visant à renforcer l'éthique du sport et les droits des sportifs, dispose désormais que « les services de télévision qui diffusent des programmes sportifs contribuent à la lutte contre le dopage et à la protection des personnes pratiquant des activités physiques et sportives en diffusant des programmes relatifs à ces sujets. L’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique fixe les conditions d'application du présent article ».
Le Conseil supérieur de l’audiovisuel (devenu Arcom) a adopté le 26 juin 2012 une première délibération relative aux conditions de contribution à la lutte contre le dopage et à la protection des personnes pratiquant des activités physiques et sportives, qui définissait les modalités de diffusion, par les chaînes de télévision diffusant des programmes sportifs, des émissions permettant d’aborder ces deux thématiques.
À l’issue d’un cycle de consultation et de concertation, une nouvelle délibération relative à la lutte contre le dopage et à la protection des personnes pratiquant des activités physiques et sportives (cf. annexe 2) a été adoptée le 17 mai 2017. Elle s’inscrit dans la philosophie du premier texte tout en précisant certaines définitions et en élargissant son champ d’application aux services locaux de télévision.
Ce rapport fait état de l’application de cette délibération au titre de l’exercice 2024.
Synthèse
Les préconisations de l'Arcom à l'égard des éditeurs
Renforcement de l’offre à destination du jeune public
L’Arcom encourage les éditeurs, dans la mesure où leur ligne éditoriale le permet, à également informer et sensibiliser le jeune public en insistant notamment sur le respect des règles et en valorisant le rôle de l'entraînement physique et des éducateurs.
Valorisation de l’action des autorités de contrôle antidopage et de l’implication du mouvement sportif
L’Arcom relève avec satisfaction que la quasi-totalité des éditeurs ont fait intervenir dans leurs programmes, soit des représentants des autorités antidopage, soit des représentants du mouvement sportif. Elle salue ces initiatives qui permettent, d’une part, de mettre en lumière le travail des autorités en la matière et, d’autre part, l’engagement de sportifs pour un sport propre. Elle encourage les éditeurs à poursuivre en ce sens.
Anticiper le respect de l’obligation et aborder l’antidopage à proximité des programmes sportifs ou des périodes propices
L’Arcom note que de très nombreux programmes déclarés au titre de la délibération étaient diffusés au mois de décembre. Elle invite les éditeurs concernés à davantage anticiper cette obligation légale afin de moins la subir et d’aborder le sujet de l’antidopage de façon lissée sur l’ensemble de l’année.
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Lutte contre le dopage et protection des personnes pratiquant des activités physiques et sportives - Rapport 2024
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