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Sport et audiovisuel
Sommaire
Les événements sportifs constituent des événements médiatiques incontournables pour l’audiovisuel. Ils ont construit, et continuent de le faire, l'histoire des audiences TV et radios. Le sport s'est ainsi affirmé comme un moteur d'attractivité pour les téléspectateurs tant à la radio qu’à la télévision et désormais sur internet.
L’objectif de l'Arcom est de garantir l'accès du plus large public aux grands événements sportifs et à une diversité de disciplines, tout en respectant les investissements des chaînes pour l'acquisition des droits de diffusion et les intérêts des organisateurs de compétitions.
En parallèle, les chaînes de télévision et les radios ont un rôle à jouer et une responsabilité dans l’accompagnement des politiques sportives, notamment en matière de santé publique et de cohésion sociale.
Les règles de programmation sportive
La rediffusion d’extraits des compétitions
Au titre du droit à l’information, toute chaîne peut rediffuser gratuitement des extraits – appelés "brefs extraits" - d’une retransmission de compétition sportive sur son antenne même si elle n’en détient pas les droits.
Conditions régissant la rediffusion des temps forts des compétitions
- La diffusion doit avoir lieu après la fin de la première diffusion par le service détenteur des droits sur l’émission dont sont tirés les extraits
- L’émission dans laquelle l’extrait est utilisé doit être une émission d’actualité
- L’identité du détenteur des droits doit être clairement mentionnée lors de la diffusion de l’extrait pendant au moins 5 secondes
- La durée des extraits est limitée en fonction de la nature de la compétition sportive concernée.
- Les chaînes diffusant de courts extraits doivent veiller à ce qu’au moins 24 disciplines sportives soient diffusées dans le cadre de cette émission.
- Ce volume minimum tient compte de la diversité des sports pratiqués (sports masculins, féminins et adaptés). Voir la délibération n° 2014-43 du 1er octobre 2014.
Compétitions majeures
Un certain nombre d'événements sportifs, qualifiés d'« importance majeure », doivent être accessibles à tous les téléspectateurs afin de ne pas priver une partie significative du public de la possibilité de les suivre.
- Une chaîne de télévision payante ne peut donc pas se réserver les droits exclusifs de diffusion de ces événements.
- Les chaînes nationales en clair doivent pouvoir obtenir les droits de diffusion.
Les 21 évènements considérés comme "importance majeure"
- les Jeux Olympiques d'été et d'hiver
- les matchs de l'équipe de France de football inscrits au calendrier de la Fédération internationale de football association (FIFA)
- le match d'ouverture
- les demi-finales et la finale de la Coupe du monde de football
- les demi-finales et la finale du Championnat d'Europe de football
- la finale de la Coupe de l'Union des associations européennes de football (UEFA) lorsqu'un club inscrit dans l'un des championnats français y participe
- la finale de la Ligue des champions de football
- la finale de la Coupe de France de football
- le tournoi des Six Nations
- les demi-finales et la finale de la Coupe du monde de rugby
- la finale du championnat de France de rugby
- la finale de la Coupe d’Europe de rugby lorsqu’un club inscrit à l’un des championnats français y participe
- les finales en simple messieurs et dames du tournoi de tennis de Roland-Garros
- les demi-finales et les finales de la Coupe Davis et de la Fed Cup lorsque l’équipe de tennis française y participe
- le Grand Prix de France de Formule 1
- le Tour de France cycliste masculin
- la course cycliste Paris-Roubaix
- les finales masculines et féminines du Championnat d’Europe de basket-ball lorsque l’équipe de France y participe
- les finales masculines et féminines du Championnat du monde de basket-ball lorsque l’équipe de France y participe
- les finales masculines et féminines du Championnat d’Europe de handball lorsque l’équipe de France y participe
- les finales masculines et féminines du Championnat du monde de handball lorsque l’équipe de France y participe
- les Championnats du monde d’athlétisme.
Les compétitions sportives qui ne figurent pas dans cette liste ne sont pas soumises à cette disposition.
Connaître l'écosystème du sport et de l'audiovisuel
L'Arcom publie régulièrement des analyses de l’écosystème du sport et de l’audiovisuel, de la place des contenus sportifs dans les médias audiovisuels et des contributions croisées entre médias et monde sportif.
Le suivi de la programmation sportive
L'Arcom suit l’offre de sport à la télévision et à la radio. Elle étudie le nombre de médias concernés, le volume horaire, le type de programmes concernés, les disciplines exposées…
- 100 jours après la clôture des Jeux de Paris 2024, l’Arcom a dressé un bilan de la diffusion audiovisuelle et numérique de l’événement, et notamment de son intérêt économique pour les diffuseurs, des pratiques de consommation des Français à l’occasion de la compétition, ainsi que de ses retombées plus larges sur la société.
Bilan de la diffusion audiovisuelle et numérique des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024
- Le baromètre de la consommation de programmes sportifs qui a vocation à rassembler et annualiser la collecte d’indicateurs concernant la demande de sport dans les médias audiovisuels et numériques, confirme le caractère populaire et fédérateur des contenus sportifs, suivis par 73% des Français. L'étude met plus largement en évidence l’émergence de nouveaux usages en matière de consommation sportive, s’agissant aussi bien des contenus suivis que des modes d’accès employés
Baromètre de la consommation de programmes sportifs
L’analyse économique des liens entre le monde sportif et les médias
Le sport est de plus en plus diffusé à la télévision et reste un contenu consommé en direct et toujours aussi fédérateur. La valeur du marché de l’acquisition des droits sportifs est en croissance depuis plusieurs années, tout comme le nombre d’acteurs sur le marché est en constante augmentation.
En parallèle, la place prise par la consommation non linéaire des contenus audiovisuels, sur d’autres supports que le téléviseur, ainsi que l’importance croissante des plateformes numériques, laissent entrevoir de nouveaux modes de consommation des contenus sportifs et une potentielle concurrence pour les éditeurs de télévision.
L'Arcom effectue une veille sur le marché des droits sportifs :
- suivi des achats (compétitions concernées, périodes de contrat, etc.)
- concentration du marché
- valeur du marché
- concurrence
- enjeux économiques sous-jacents
- apparition de nouveaux acteurs, etc.
Elle analyse de plus à la fois :
- le poids des médias dans l’économie du sport
- l’importance du contenu sportif dans l’économie des médias.
Renforcer la visibilité du parasport dans les médias audiovisuels
La couverture médiatique du handisport contribue à accroître la visibilité des personnes en situation de handicap à la télévision, mais aussi à faire évoluer les perceptions du handicap.
Améliorer la représentation du handicap et de l'accessibilité dans les programmes audiovisuels et les contenus numériques est l'une des missions principales d'Arcom. Le travail d'Arcom s'articule autour de trois axes principaux :
- Accessibilité des programmes et contenus numériques
- Représentation du handicap à la télévision.
- Insertion professionnelle des personnes en situation de handicap dans les entreprises du secteur audiovisuel.
L'impact des Jeux paralympiques de Paris 2024
Les trois quarts des téléspectateurs reconnaissent que les Jeux paralympiques de 2024 ont changé leur perception du handicap, un chiffre qui atteint 79 % chez les moins de 35 ans.
Cet événement a considérablement amélioré la visibilité des sports paralympiques, tant en termes de compréhension des règles (86 %) que de connaissance des athlètes (91 %).
En conséquence, 52 % des Français déclarent qu’ils regarderaient davantage de sports paralympiques s’ils étaient plus diffusés à la télévision, un chiffre en hausse de 4 points par rapport à décembre 2023.
La campagne de sensibilisation « Jouons ensemble »
L'initiative « Jouons Ensemble » d'Arcom encourage les médias audiovisuels, les stations de radio et les chaînes de télévision à accorder davantage de temps d'antenne et de couverture aux sports handisport.
Le jeudi 2 octobre 2025, l'Arcom a organisé une réunion d'étape sur ce sujet, en présence de Martin Ajdari, président de l'Arcom, de Laurence Pécaut-Rivolier, membre du collège, des ministres chargés des Sports et de l'Autonomie et du Handicap, ainsi que de représentants des médias audiovisuels et d'associations.
Trouvez un complexe sportif adapté près de chez vous
Le HandiGuide des sports est un annuaire interactif des installations sportives qui se déclarent accessibles ou aptes à accueillir des sportifs en situation de handicap. Il informe les personnes en situation de handicap sur les activités sportives qui leur sont proposées en fonction de l'accessibilité des installations sportives situées à proximité de leur lieu de résidence.
Pour trouver près de chez vous des installations et des activités physiques et sportives adaptées à votre handicap, utilisez le HandiGuide des sports.
La promotion du sport féminin dans les médias
Les Françaises adorent le sport, et les médias audiovisuels s'adressent de plus en plus à elles. Chaque année, l'Arcom met en avant le paysage audiovisuel français à travers une campagne médiatique.
L'initiative « Sport féminin toujours »
« Sport féminin toujours » célèbre la participation des femmes au sport et ancrent le sport féminin dans la vie quotidienne. Les chaînes de télévision et les stations de radio nationales et locales adaptent leurs programmes et couvrent le sport féminin sous divers formats (émissions, magazines, documentaires, interviews, reportages) autour de quatre thèmes principaux :
- le développement de la participation des femmes au sport
- la présence des femmes au sein des instances dirigeantes du sport
- les aspects économiques du sport féminin
- la couverture médiatique du sport féminin.
Lutte contre le piratage des retransmissions sportives
Arcom s'engage à lutter contre le piratage sportif, en particulier la diffusion illégale en direct d'événements sportifs sur Internet.
La nouvelle mesure, introduite dans le Code du sport français, tient compte de l'urgence inhérente aux retransmissions audiovisuelles en direct d'événements sportifs (« live streaming »), car le préjudice causé dans de telles situations est instantané et irréversible.
Lutter contre le dopage et protéger les sportifs
Depuis 2012, les éditeurs de télévision qui diffusent des programmes sportifs doivent contribuer à la lutte contre le dopage et à la protection des personnes pratiquant des activités physiques et sportives (délibération du 26 juin 2012).
Chaque année, depuis 2012, l'Arcom réalise un rapport d’application de cette action. Ces rapports ont permis d’établir que tous les éditeurs ne la respectaient pas, même si leur nombre augmentait. Face à ce constat, en 2016, l'Arcom a mené une large concertation auprès de l’ensemble des parties prenantes (représentants des pouvoirs publics, éditeurs de services de télévision, acteurs du monde sportif).
Cette consultation a débouché sur la publication d’une nouvelle délibération à ce sujet en mai 2017. Le nouveau dispositif doit permettre d’atteindre le meilleur équilibre possible entre les objectifs de santé publique poursuivis et les capacités de contribution des éditeurs audiovisuels. Par rapport à la précédente délibération, plusieurs évolutions sont à noter :
- la précision de la définition des deux thématiques à aborder,
- l’élargissement du périmètre de la délibération aux télévisions locales,
- l’obligation de diffuser un programme inédit par an sur le sujet,
- l’incitation pour les éditeurs à partager les contenus visés sur leur plateforme de télévision de rattrapage et à la relayer sur leurs supports numériques.
Lutte contre le dopage et protection des personnes pratiquant des activités physiques et sportives - Rapport 2022 et 2023
L'Arcom a publié son rapport d'application de la délibération du 17 mai 2017 relative à la lutte contre le dopage et la protection des personnes pratiquant des activités physiques et sportives, au titre des exercices 2022 et 2023.